
La transition vers l’enseignement supérieur des Premiers Peuples
Contexte
Des inégalités persistantes face aux institutions en éducation
L’accès aux études supérieures demeure un enjeu important pour les Premiers Peuples. Malgré une progression au cours des dernières décennies, les membres des Premières Nations sont moins nombreux que les allochtones à détenir un diplôme d’études postsecondaires.
Cet écart s’explique notamment par des facteurs historiques, sociaux et culturels. Pendant des générations, les politiques d’assimilation, notamment les pensionnats et certaines dispositions de la Loi sur les Indiens, ont contribué à fragiliser le rapport à l’éducation institutionnelle et à créer des inégalités persistantes.
Aujourd’hui encore, plusieurs obstacles peuvent complexifier le parcours vers les études supérieures. C’est pourquoi les établissements d’enseignement supérieur de la région, les communautés et les organisations partenaires se mobilisent afin de favoriser des transitions plus harmonieuses, inclusives et culturellement sécurisantes.
Une démarche par et avec les Premiers Peuples
Le chantier sur la transition vers l’enseignement supérieur des Premiers Peuples repose sur un principe central : les solutions doivent être élaborées par et avec les Premiers Peuples.
Au-delà de l’atteinte d’objectifs concrets, le chantier accorde une importance particulière à la manière de travailler ensemble. Il privilégie notamment :
- la participation active des Premiers Peuples dans la définition des priorités;
- la collaboration avec les organisations autochtones et les communautés;
- le respect des savoirs, des réalités et des aspirations des personnes concernées;
- le dialogue entre les établissements d’enseignement supérieur et les partenaires du milieu;
- une approche favorisant l’inclusion, l’équité, la justice sociale et la sécurisation culturelle.
Cette démarche vise à soutenir des transformations durables au sein des établissements tout en renforçant les liens avec les communautés.
Une concertation régionale
Le chantier réunit des représentantes et représentants :
- des établissements d’enseignement supérieur de la région;
- des services destinés aux étudiantes et étudiants autochtones;
- des organisations partenaires;
- des communautés et organismes autochtones impliqués selon les projets réalisés.

Jérôme Pruneau
Collège d’Alma

David Boutin
Coordonnateur du chantier Cégep de St-Félicien

Danielle Rousselot
Université du Québec à Chicoutimi

Steeve Simard
Collège d’Alma

Christophe Lévesque
Cégep de Chicoutimi

Kate Bacon
Conseillère à la vie étudiante, développement et sécurisation culturelle Cégep de Jonquière

Dany Leclerc-Martel
Coordonnateur Centre des Premières Nations Nikanite Université du Québec à Chicoutimi
Optimiser les transitions vers l’enseignement supérieur par et avec les Premiers Peuples
- Assurer la pleine participation des Premiers Peuples aux travaux du chantier
- Soutenir et valoriser la recherche sur les transitions
- Accroître la représentation des étudiantes et étudiants des Premiers Peuples en enseignement supérieur
- Intégrer les perspectives autochtones dans les établissements
Vision
Projets

