Du secondaire au cégep : une transition sous le signe de la liberté, de l’autonomie et des nouveaux repères
27 août 2026
Pour plusieurs personnes étudiantes, la rentrée marque l’adaptation à un nouvel environnement d’apprentissage ainsi qu’à de nouvelles réalités. Afin de mieux comprendre cette transition, nous avons rencontré deux personnes étudiantes de première année au cégep qui vivent leurs tout premiers jours de découverte et d’intégration.
Concilier ses passions et ses ambitions
Pour Aurélie, la rentrée marque le début d’une nouvelle étape où liberté, autonomie et responsabilités vont de pair. Entourée par ses proches et déjà bien intégrée à son nouveau milieu, elle entreprend sa première session avec l’objectif de trouver un équilibre entre sa passion du sport et ses études.
Comment te sens-tu depuis ton arrivée au Cégep de Jonqui
ère?
À date, ça se passe très bien. Je me suis déjà fait des ami·es dans mes cours. Au début, c’est le fun parce qu’on a le temps de prendre le beat. Juste se retrouver dans le cégep, c’est déjà un défi!
Y avait-il quelque chose que tu attendais avec impatience?
Rejoindre mes ami·es qui étaient déjà là ! Aussi, de reprendre la routine. Je reviens d’un camp d’immersion anglophone en Alberta, donc j’avais hâte de reprendre un rythme plus normal.
Qu’est-ce que tu trouves le plus différent par rapport au secondaire?
Je dirais que c’est la liberté. On peut utiliser notre temps libre pour faire ce qu’on veut faire. Il y a moins d’encadrement.
Quel sera ton plus grand défi, tu crois?
Concilier mon grand intérêt pour les sports avec mes études. Au secondaire, je faisais du volleyball, du flag-football, du patinage artistique et j’enseignais le snowboard. Pour l’instant, je suis inscrite au volleyball au Cégep de Jonquière, mais je sais que je vais avoir un horaire de cours plus chargé. C’est un peu stressant, car je veux faire mon programme en deux ans. J’ai peur de ne pas performer. Je garde la porte ouverte à adapter mon horaire et faire le programme en trois ans.
Qu’est-ce qui t’aide le plus à vivre ce changement?
Surtout mes ami·es qui sont déjà au Cégep. Mes parents sont aussi très présents dans ma réussite et celle de mon frère. Ils m’ont aidé à obtenir mon permis de conduire pour me rendre à mes cours, ils me soutiennent financièrement et ils m’aident dans mes devoirs. J’ai aussi une tante qui est enseignante en philosophie. Elle m’a dit que je pouvais l’appeler n’importe quand pour avoir de l’aide dans mes travaux.
Au Cégep, j’ai déjà rencontré mon API pour adapter mon horaire. Les profs se montrent disponibles et nous donnent leurs heures de disponibilités. Je sais que ça va m’être utile.
D’un petit milieu à un grand campus : une transition plus simple qu’imaginée
Passer d’une petite école secondaire à un grand cégep représentait un changement important pour Maël. Quelques jours après la rentrée, il constate toutefois que l’adaptation est plus naturelle qu’il l’avait imaginée et il découvre un milieu stimulant où il peut graduellement prendre ses marques et développer son autonomie.
Comment te sens-tu depuis ton arrivée au Cégep de Chicoutimi?
Je me sens bien. Ce que j’aime le plus à date, c’est la liberté et l’autonomie. J’avais hâte de faire mes propres choix et de rencontrer de nouvelles personnes.
Comment imaginais-tu le cégep quand tu étais au secondaire?
J’imaginais le cégep comme quelque chose de gros. Je m’attendais à une transition beaucoup plus difficile. Comme je viens d’un petit village et d’une école secondaire d’environ 80 élèves, l’idée d’arriver dans un grand cégep me stressait. Finalement, j’ai vite réalisé que tout le monde est un peu dans la même situation et que le cégep, ce n’est pas aussi intimidant que ce que j’imaginais.
Qu’est-ce qui te surprend le plus jusqu’à maintenant?
Je suis surpris de voir à quel point les journées sont agréables. Entre les cours, les pauses sont fluides et il est rare de s’ennuyer avec toutes les possibilités qu’offre le Cégep, même pendant de gros « trous ». Tout est accessible et proche.
Qu’est-ce qui est le plus différent par rapport au secondaire?
Tout est différent de ma petite école secondaire. Il y a beaucoup plus de monde et davantage de possibilités. J’ai l’impression que c’est plus facile de rencontrer des personnes qui me ressemblent et qui partagent mes intérêts. J’aime aussi que mes cours rejoignent davantage mes passions et que je sois entouré de gens motivés à apprendre. J’ai toujours aimé apprendre et découvrir de nouvelles choses, mais je pense que cette année ce sera encore plus important.
Quel sera ton principal défi?
Mon principal défi sera de trouver un équilibre entre les études, la vie sociale et mes loisirs. Je veux continuer à pratiquer mes sports et à consacrer du temps à ce qui me passionne tout en réussissant mes cours.
Qu’est-ce qui t’aide à vivre cette transition?
Mes repères font une grande différence. Mes amis, mes sports et mes passe-temps m’aident à garder l’équilibre. Je sais aussi que plusieurs ressources sont offertes au cégep et que je pourrai obtenir de l’aide facilement si j’en ai besoin, autant sur le plan scolaire que personnel.
Qu’aimerais-tu que les adultes comprennent mieux?
Je trouve que les adultes comprennent déjà que cette transition peut être difficile pour nous. Par contre, je pense que c’est important de se rappeler qu’en arrivant dans un nouvel environnement avec beaucoup plus de liberté et de responsabilités, une période d’adaptation est normale. Des oublis ou des retards peuvent arriver au début, surtout quand on quitte son village pour entreprendre une nouvelle étape de vie.